Assise… à penser…
Seule contre tous,
Aveugle et meurtrie,
Abandonnée, au bord de sa vie,
Bercée par les secousses
Du volcan réveillé
De son âme torturée,
Rien ne la comprenait,
Personne ne la connaissait.
Assise au pied du géant,
Attendant son puissant jugement,
Fondre rapidement
Sous son assaut étouffant…
Sa chair brûlant,
Son corps se consumant,
Cette douleur qu’elle éprouvait tant,
Prendra fin à cet instant.
Assise au pied de cet arbre,
Ecoutant son cœur froid comme le marbre,
Son esprit vide de toutes expressions,
Son regard absent de toutes émotions,
Le décor environnant
Tout doucement, disparaissant,
La plongeant dans l’inconnu,
Se retrouvant complètement nue,
Un léger frison la parcourait,
C’est la mort qui la touchait,
Quelle étrange sensation,
Enfin voila l’absolution.
La solution universelle de la souffrance,
Ce n’est que la délivrance,
Au parfum enivrant
D’une voix et d’un corps aimant.
Assise contre le mur de sa chambre,
Regardant l’autre bout de la pièce,
N’aillant que des idées sombres
Ne voulant plus mourir de vieillesse
Soudain enfin s’envoler,
Soudain tout simplement nous quitter,
Finalement, prendre un raccourci,
Moins violent que le chemin de la vie…
